Le cinéma porno aux Etats-Unis : les USA à l’heure X

Histoire du hard aux Etats-Unis

Le tour du monde du cinéma porno : les Etats-Unis

Depuis l’an 2000, l’industrie du X US a chaque année, un peu plus dépassé les 10 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

Le nombre de pervers sur terre augmenterait-il ? Pas du tout. Il se fait juste que le cinéma porno tourné dans les collines qui se cachent derrière Hollywood reste le meilleur du monde – et qu’il continue aujourd’hui encore à se réinventer.

Aperçu à la vitesse-lumière d’une galaxie X en expansion.

Premières tentatives dans l'Amérique puritaine

L’histoire du hard, aux Etats-Unis comme ailleurs, est aussi vieille que celle du cinéma. Mais le porno tel qu’on le connaît, lui, n’apparaît en Amérique qu’à la toute fin des années 60.

Catherine

Auparavant, plusieurs tentatives avaient été faites en vue de contourner les effets du code Hayes qui, à Hollywood, réglait strictement toutes les questions relatives à la sexualité, à la nudité et aux interactions entre hommes et femmes au cinéma. Ces tentatives étaient presque naïves : il s’agissait surtout de faux documentaires sur les pratiques naturistes venant de Scandinavie ou bien de cours d’éducation sexuelle en provenance d’Allemagne (et assortis de commentaires moralisateurs).

Le corps mis à nu

Dès 1957, toutefois, la reconnaissance par la Cour Suprême du caractère non forcément obscène de la nudité permit de nouveaux développements. Désormais, les commentaires moralisateurs qu’on entendait dans les films naturistes pouvaient disparaître : c’est l’âge de ce qu’on a appelé nudies-cuties, ou films de nu, dont Russ Meyer, dès 1959, avec The Immoral Mr. Teas, a longtemps été le portefaix.

L'apparition des loops

Catherine

Mais c’est au début des années 60 que les plus importants événements se sont produits. Il s’agit de l’apparition des loops. Ceux-ci prenaient la forme de bobines de quelques minutes à peine que l’on plaçait dans une visionneuse individuelle et montraient des femmes exhibant leur vulve fermée. Plus tard, les vulves s’ouvrent, se masturbent et se pénètrent (enfin). Il ne s’agit cependant toujours pas de cinéma : les loops se visionnent encore en sex-shop.

Laurent De Sutter