Porno en Thaïlande : chasse à la pornographie sur le web
Mort annoncée du web porno
Tour du monde du cinéma porno : la Thaïlande
Alors que les petits malins et pros de l’informatique avaient réussi à balancer du porno via le web, les autorités thaïlandaises surveillent de très près Internet. Au nom de la protection des enfants, les actes de censure reviennent régulièrement dans l’actualité du pays.
Interdiction totale ?
La même question revient au cœur du débat public depuis plusieurs années. Faut-il interdire le porno sur Internet ? Selon le contexte, le gouvernement thaïlandais fait preuve de réserve ou va jusqu’à bloquer certains sites pornos. En décembre dernier, le Premier ministre Thaksin Shinawatra annonce, après en avoir interdit 2 000, le blocage de 800 000 sites pornographiques ou violents.
Le rapport publié sur la question révèle que ces sites constituent le tiers du web thaïlandais, l’un des taux les plus élevés au monde. 55% d’entre eux seraient américains, et 23% russes. Certains membres du gouvernement annoncent même l’interdiction totale du web porno.
Et la question est d’importance, puisque les enfants eux-mêmes sont atteints, selon le Comité national des femmes, enfants et personnes âgées. Les cas d’abus sexuel commis par des jeunes ont fortement augmenté en quatre ans. Et le Président du Comité, Veerasak Kowsurat, de s’en prendre au web et aux mangas japonais qui, dans les cours d’écoles, montrent aux enfants des images de viols et d’orgies.
Ce qui n’est pas sans rappeler le scandale Natt Chanapa. Révélant qu’elle avait tourné dans un film porno, l’actrice reçoit les quolibets de la presse et se voit jugée par la Law Society of Thailand, qui, finalement, la laissera libre.
« Sexy, naughty, bitchy »
Même les oreilles des Thaïlandais doivent être protégées. En 2004, la chanteuse Tata Young va trop loin. Elle s’en fiche, mais sa chanson « Sexy, naughty, bitchy » ne plaît pas à Veerasak Kowsurat (encore lui), ministre de la culture de l’époque. Il préconise alors la mise en place d’une classification de la musique, et tient même des propos un peu limites sur l’omniprésence de l’homosexualité à la télévision. La Thaïlande se surveille, donc, mais surveille également l’étranger. En 2003, le gouvernement porte plainte contre un webmaster anglais. Son site porno contient une image du drapeau thaïlandais. « L’acte est une insulte, ternit l’image du pays et viole la loi sur le drapeau national » juge alors Yongyuth Sarasombat, Secrétaire permanent du Bureau du Premier ministre. Les beaux jours du « jouissez sans entraves », en Thaïlande, ce n’est vraiment pas pour demain.
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Sur le web :
Site internet de Tata Young www
Faris Sanhaji



