Porno Thaïlandais : le choix implicite pour la prostitution en Thaïlande
Porno ou prostitution :
la Thaïlande a choisi
Tour du monde du cinéma porno : la Thaïlande
Si la prostitution est entrée dans les mœurs thaïlandaises, l’image choque encore. Objet d’un tabou, le porno a toujours du mal à se faire une place, contrairement au service sexuel. Et le gouvernement profite d’une manne financière qui lui évite de soutenir la population pauvre du pays.
La capitale du sexe
Tout a commencé avec les soldats à la recherche de sexe. Les années 60 : la guerre du Viêtnam, les bombes, les gros hélicoptères, les GIs… et les jolies petites asiatiques. La prostitution, déjà présente en Asie du sud-est, se répand hors du pays en guerre et atteint celui des sourires. Si le tourisme sexuel s’est considérablement développé, au point de faire de Bangkok la capitale du sexe en Asie, le cinéma porno a très vite, lui, été l’objet de censures.
La prostitution et la pornographie sont légalement interdites (depuis 1928 et 1960), mais a on constaté, avec les années, beaucoup plus de laxisme envers le sexe à l’hôtel. Le gouvernement, en 2003, a même proposé de légaliser la pratique, afin de déclarer les travailleuses du sexe, les taxer et les assister.
Censure
Par contre, légaliser la pornographie reviendrait à soutenir le commerce du sexe en général. Et le gouvernement thaïlandais s’y refuse. Soucieux de préserver la réputation internationale du pays, déjà entachée par le tourisme sexuel et parfois pédophile, le Premier ministre Thaksin Shinawatra se fait une joie de chasser tout ce qui contient une fesse ou un nichon, sur écran d’ordi, de télé ou du cinéma. Le porno s’est donc épanoui dans les magazines. Cute entertainment, Lips ou Lipsluxe sont les plus connus, à côté de milliers d’autres plus hards. Mais, surtout Internet ( exemple avec 88square) a été la voie pour contourner la loi thaïlandaise. Pourtant, les sites présents en Thaïlande viennent le plus souvent de l’étranger, le motif utilisé par le gouvernement pour les faire interdire (loi).
L’argent en jeu
A côté de cela, les gains financiers tirés de la prostitution sont énormes. Une partie de jambes en l’air coûte 10€ dans les rues de Bangkok, soit trois jours de salaire d’un fonctionnaire de police. De quoi soutenir les campagnes pauvres du nord-est, d’où viennent généralement les jeunes filles qui égaient les touristes (900 000 hommes occidentaux et seuls chaque année). C’est dire si l’industrie du sexe est vitale pour l’économie.
« La terre qu’une jeune fille laboure se trouve entre ses jambes » confesse un proverbe rural.
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Faris Sanhaji



