Porno scandinave : le cinéma x danois

Le Danemark enlève le bas

Le tour du monde du cinéma porno : la scandivanie

Illustration Fanny Hill

Paul Avril
Illustration de Fanny Hill

L'affaire Fanny Hill

La mythologie d'une nudité scandinave facile va se trouver relayée par la pornographie proprement dit dès la fin des années 60. Suite à l’affaire Fanny Hill (du nom d’un roman porno anglais du milieu du XVIII° siècle dont la traduction danoise avait été poursuivie devant les tribunaux), le parlement du Danemark décide en 1967 de lever l’interdit portant sur les écrits pornographiques.

En 1969, c’est au tour des images – l’âge requis pour en consommer étant abaissé à 16 ans. Du jour au lendemain, le Danemark se transforme en immense plaque tournante de la pornographie et attire un nombre considérable de producteurs étrangers.

"Sex 69"

Du jour au lendemain, le Danemark se transforme en immense plaque tournante de la pornographie

Le succès de la foire internationale “Sex 69” (elle fait l’objet d’un film pronographique projeté aux Etats-Unis, Censorship in Danemark) le confirme. Le succès du mouvement de libéralisation de la pornographie au Danemark culmine dans la projection de One Summer Day (1970) de Ole Ege et Shinkicki Tajiri, court-métrage dans lequel la jeune Bodil Jensen se livre à divers actes de bestialité avec son chien, un porc et un cheval.
Ce film aura un retentissement immense, et sera même projeté dans plusieurs cinémas de San Francisco et New York.

Laurent De Sutter