Pédophilie, pornographie infantile, le côté sombre du porno russe
Une pornographie trouble
Tour du monde du cinéma porno : la Russie
Débridés par la chute du mur, les tenants de la pornographie russe se sont emparés de la manne représentée par les filles de l'Est. Et de celle, hors-la-loi, de la pornographie infantile.
La Russie, second pays producteur de pornographie infantile
Le caractère vague de la législation anti-porno russe a permis l’installation d’un grand nombre de petites entreprises consacrées à la pornographie infantile softcore. Mais très souvent, cette production softcore sert de paravent à une production hardcore revendue aux quatre coins du monde : la Russie est aujourd’hui le second pays producteur de pornographie infantile.
Cette production, diffusée soit sur Internet via des serveurs le plus souvent piratés, soit dans la rue pour des sommes modiques (six ou sept dollars), fait l’objet de poursuites de plus en plus nombreuses en Occident, tandis que se multiplient parallèlement les dénonciations de l’inaction des autorités russes à ce sujet.
Une croissance difficile à contenir
Celles-ci ont pourtant contribué à plusieurs reprises avec, notamment, les autorités de douane américaine, en vue de démanteler plusieurs réseaux importants. Malgré cela, la pornographie infantile continue sa croissance. Aujourd’hui Saint-Pétersbourg, capitale du porno russe, est même devenue la deuxième plus grande destination de tourisme sexuel pédophile. C’en est au point où la production de pornographie infantile y éclipse la production de pornographie hardcore habituelle : jusqu’au milieu des années 1990, elle était, en Russie, aussi difficile à se procurer qu'hors de prix.
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Laurent De Sutter

