Porno en Europe de l'est : le cinéma X dans les pays de l'est
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Tour du monde du cinéma porno : l'Europe de l'Est

Législations libérales, autorités complaisantes, salaires médiocres et jolies filles : tous les ingrédients nécessaires à l’éclosion d’une industrie porno florissante ont été réunis lorsque, dans les Pays de l’Est, la chute des différents régimes communistes a ouvert aux investisseurs étrangers les portes de marchés jusque là verrouillés par des interdits très stricts. En quelques années, les pornographes de toute l’Europe ont ainsi fait de Budapest leur capitale favorite, et ceux du monde entier des hongroises leurs nouvelles chéries. Mais Roumanie, Tchéquie ou Pologne ne sont pas en reste. A l’Est rien de nouveau, vraiment ?

Le bloc de l'est
11 février 1945. La conférence Yalta, qui rassemble Roosevelt, Churchill et Staline, se clôt. Staline retourne à Moscou avec l’assurance que les pays alliés ne remettront pas en question la conquête des pays Baltes et de l’Est de la Pologne qu’il avait réalisée en 1940. Il a même obtenu plus : que le territoire de la Pologne soit étendu à l’Ouest, jusqu’à la ligne Oder-Neisse. Dans les années suivantes, les complots qu’il fomentera en Tchécoslovaquie, en Roumanie, en Bulgarie, en Yougoslavie et en Hongrie lui amèneront progressivement ces différents pays entre les mains : c’est le début de la « guerre froide » et de la politique du « rideau de fer ».
A partir de 1948, l’Europe est divisée en deux. Il y a d’un côté les pays qui se trouvent sous le joug communiste de Staline – et puis les autres. Pour les pays qui se trouvent du mauvais côté du rideau de fer, les implications seront énormes. Dans le domaine de la pornographie, elles concerneront surtout sa légalité. Comme c’est le cas en URSS depuis 1935, la représentation explicite d’actes sexuels va faire l’objet d’une interdiction totale.
La sexualité sera désormais considérée comme un problème gouvernemental : celui de la planification des naissances et de l’encouragement à la procréation.
De nombreuses mesures d’aide vont être élaborées dans ce sens : congés maternels avec maintien du salaire, crèches gratuites, congés-maladie en cas de maladie de l’enfant, etc. L’idée qui se dissimule derrière ses mesures est simple : c’est par l’entretient et la croissance de nouvelles générations que le pouvoir communiste pourra perdurer et triompher. Plus question de gaudriole. Le sexe est une affaire sérieuse.
Laurent De Sutter

