Mangas porno / mangas érotiques
Les mangas porno : avec ou sans les poils ?
Le tour du monde du cinéma porno : le Japon
Un porno au Japon, c’est comme un porno sur Canal mais toujours affiché en crypté…. Ce fameux brouillage qui censure les organes sexuels et la pilosité au Japon marque la distinction entre films officiels et films officieux.
Frontière floues entre porno et érotisme
Parce que c’est un cinéma de genre, le cinéma érotique et pornographique japonais ne connaît pas le même type de star-système qu’en Occident. Ce qui importe aux yeux des spectateurs, c’est la satisfaction du cahier des charges précis (situations, interactions, costumes, etc.) correspondant à un genre spécifique. La seule véritable distinction est celle qui existe entre les films « officiels » que l’on trouve dans le commerce et les films « officieux » que l’on trouve au marché noir. Seuls ces derniers, en effet, ne font pas l’objet du brouillage qui censure les organes sexuels.
L'exception du manga
Tous les autres, mêmes les films les plus extrêmes, ne montrent jamais ni pilosité ni organes – c’était ce qui avait d’ailleurs fait le scandale de L’Empire des sens, scandale qui ne sera résorbé qu’en 2000, lorsque les cinéphiles japonais pourront pour la première fois regarder le film d’Oshima dépourvu de brouillage. Cela signifie qu’au Japon, l’érotisme et la pornographie ne sont jamais véritablement distingués, puisqu’officiellement on ne peut jamais tout voir. La seule exception à cette règle concerne les mangas.
Dans les mangas, les organes font même l’objet d’un soin maniaque, comme c’était le cas dans les estampes érotiques de la culture classique nippone. Pourquoi ? Mystère. Un de plus, en somme, mais bien sûr on y reviendra…
Laurent De Sutter


