Porno au Japon : le cinéma x japonais

Eros torturé dans
l’Empire du Soleil levant

Le tour du monde du cinéma porno : le Japon

Fétichismes innombrables, perversités sans masque, fantasmes débridés : la culture porno du Japon ne ressemble à aucune autre. Bimbos blondes ? Hardeurs bodybuildés ? Sodomies athlétiques ? Cette esthétique de l’impossible est pour les Américains. Les Japonais, eux, préfèrent une imagerie plus proche du réel – mais un réel devenu cauchemar sadique. Accrochez vos ceintures, on vous emmène faire une balade dans le monde du sexe lunaire : le côté obscur de l’Empire du Soleil Levant.

D'un extrême à l'autre

Contradictoire, massive mais surtout incroyablement spécialisée : la pornographie japonaise ne ressemble à aucune autre. Pourtant, personne ne pouvait prévoir cette frénésie sexuelle au début du XX° siècle. Le Japon, à cette époque, fait partie des pays les plus chastes. Le cinéma primitif, fidèle a la tradition du Kabuki, n’est interprété que par des hommes jusqu’à 1919, date de la première vedette féminine : Harumi Hayanagi. Un simple baiser sur la bouche est totalement proscrit jusqu’à l’après-guerre et on ne trouve aucune copie d’une production pornographique clandestine.

Kabuki

C’est en 1946 que les moeurs changent radicalement. Le statut des femmes, modifié pour être quasi égal à celui des hommes, à quoi s’ajoute la présence américaine, créent une sorte de frénésie sexuelle. Apparaissent alors des formes d’érotisme entre tradition et pratiques nouvelles, comme des films d’initiation aux dangers du sexe, avec un érotisme aimable qui n’enfreint pas le code moral hollywoodien (Le manuel sexuel (des jeunes/des jeunes filles/des épouses), Confessions d’un gynécologue, Les veuves de la nuit).

Laurent De Sutter