Porno en Chine : le cinéma X indien

Que dit la loi ?

Tour du monde du cinéma porno : l'Inde

En Inde, la pornographie ne dispose que de très rares espaces pour s'exprimer. Il s'agit le plus souvent de clauses relatives au patrimoine ou aux biens public.

Interdiction pure et simple

Le droit indien est strict : la pornographie sous toutes ses formes est interdites sur l’ensemble du territoire du pays. En effet, d’après la Section 292 du Code Pénal Indien, tout objet qui, en tout ou simplement en partie, a pour effet de susciter la lascivité ou le désir est interdit ; et tout ceux, natifs comme étrangers, qui contribuent à sa production, à sa distribution et même à sa mise en circulation sont passibles de peines de prison.

Cela signifie que le simple fait de posséder un article qui tombe sous l’énumération de cette Section 292 est passible de sanctions identiques à celles qu’encourt celui qui en produit ou en vend. Ces peines sont d’ailleurs assez lourdes : 2 ans de prison et une amende qui peut monter jusqu’à 2000 roupies pour une première condamnation ; et, en cas de récidive, jusqu’à 5 ans de prison et 5000 roupies d’amende.

Il existe toutefois des exceptions à cette interdiction

Celles-ci concernent d’abord les articles dont il est possible de faire la preuve de ce qu’ils contribuent au bien public du fait de leur valeur scientifique, littéraire, artistique, pédagogique ou religieuse.
Elles concernent ensuite les représentation graphiques (gravures, peintures et sculptures) protégées par le « Ancient Monuments and Archaeological Sites and Remains Act » de 1958 (cette disposition concerne d’abord les bas reliefs de Khajuraho).
Et elles concernent enfin les représentations graphiques qui figurent dans ou sur les temples ou les véhicules utilisés pour le transport d’idoles. La Section 293 du Code Pénal Indien, quant à elle, précise que lorsque les produits interdits par la Section 292 sont vendus, distribués, montrés ou mis en circulation chez des personnes de moins de 20 ans, les peines doivent être alourdies : 3 ans de prison et 2000 roupies en cas de première infraction ; jusqu’à 7 ans de prison et 5000 roupies en cas de récidive.

Laurent De Sutter