Porno en Chine : le cinéma X indien
Porno Massala
Tour du monde du cinéma porno : l'Inde

Fragrances étourdissantes du musc, du santal et du patchouli. Reflets du soleil dans les eaux du Gange. Danseuses aux yeux de biche tournoyant dans un léger froufrou de soie. La liste des clichés qui font de l’Inde le pays de la sensualité totale (parfums, couleurs, caresses) n’a pas de fin. Ne lui doit on pas le Kâma-Sûtra, le plus célèbre bréviaire sexuel de l’histoire de l’humanité ? Las, la réalité est mois douce que dans les aventures de James Bond ou de Emmanuelle : plutôt que le pays de la sexualité épanouie et de l’érotisme épicé, l’Inde serait plutôt celui de la prostitution forcée et de la frustration à grande échelle.
Le Kâma-Sûtra
Au départ, le Kâma-Sûtra, concernaient davantage une vision philosophique du mariage qu’un ensemble de pratiques proprement sexuelles.
Pour beaucoup d’occidentaux, le Kâma-Sûtra constitue la carte de visite de l’érotisme indien. Au départ, pourtant, ces « aphorismes sur l’amour » attribués au mythique Vatsyayana (IV° s. PC), concernaient davantage une vision philosophique du mariage qu’un ensemble de pratiques proprement sexuelles. Composés en 36 chapitres et 7 sections, ils couvrent ainsi, dans un langage ésotérique très complexe, aussi bien le domaine des droits et obligations des époux qu’un ensemble de recettes pour réveiller une libido défaillante, le rôle des courtisanes que l’art du baiser.
Les fameuses 64 positions coïtales décrites dans le Kâma-Sûtra ne constituent en fait qu’une faible partie du volume totale de l’ouvrage. De plus, parmi ces 64 positions, qui possèdent toute une signification philosophique, seules un petit nombre d’entre elles sont effectivement praticables.

Le tantrisme
Le but de toutes les indications que procure le Kâma-Sûtra n’était donc pas de fournir une sorte de manuel de la jouissance à l’usage du tout-venant, mais plutôt de fournir un ensemble de conseils pour que le sexe ne soit pas considéré comme une chose à prendre à la légère : il y va de l’harmonie entre hommes et femmes dans le cadre du mariage. A la même époque, une école philosophique issue de la pensée hindouiste va développer cet aspect en l’orientant davantage vers la possibilité d’une connaissance vraie.
Cette école philosophique, le tantrisme, était en effet basée sur l’idée que l’exploration de la sexualité pouvait fournir un accès à cette connaissance. Cette exploration, toutefois, passait par un ensemble de rituels qui requéraient, par exemple, la visualisation d’une divinité au cours du rapport sexuel. Pour certains tenants du tantrisme, ces rituels requéraient même un certain nombre de transgressions religieuses, comme la consommation d’alcool, voire même l’infidélité.
Laurent De Sutter

