Porno en Chine : la sexualité en Inde
La morale dans le sari
Tour du monde du cinéma porno : l'Inde
L'attitude décomplexé des indiens inspirés par le tantrisme, bien que très largement installée, n'a pas résisté à la colonisation et à l'arrivée de la religion mulsulmane. Le tabou est tel qu'aujourd'hui, les associations de luttre contre le Sida peinent à médiatiser leur action.
La sexualité représentée

C’est sous cette influence philosophico-religieuse du tantrisme que se développent en Inde les premières représentations de la sexualité. Celles-ci prirent essentiellement la forme de fresques sculptées ornant les murs de temples. Les plus connues d’entre elles sont les fresques du complexe de temples de Khajuharo (illus droite), au sud-est de l’Inde, sculptées entre 950 et 1050 PC. Ces fresques, qu’on ne trouve qu’à l’extérieur des temples, comme une invitation à laisser ses désirs charnels au-dehors, représentent en règle générale des Apsarases, sortes de nymphes ou de sirènes, en train de pratiquer l’un ou l’autre acte érotique. Nulle part ailleurs en Inde ne trouvera-t-on ensuite d’aussi vastes représentations publiques de la sexualité.
Changement des mentalités
L’arrivée au début du XI° siècle de la religion musulmane sur son territoire, puis, tout au long des siècles suivants, des différentes puissances coloniales (portugaise, française, et enfin britannique), marquèrent en effet le début d’un changement dans l’appréhension de la sexualité en Inde.
A la fin du XIX° siècle, en particulier, l’idéologie victorienne imposa une forme particulièrement stricte de pruderie qui continue encore à marquer les mentalités indiennes : s’embrasser en rue continue à être considéré comme immoral.

L'Inde lève le voile
Mais aujourd’hui certains notent les prémisses d’une révolution sexuelle. L’extension dramatique de l’épidémie du SIDA et le manque d’éducation sexuelle dont souffrent les indiens poussent les autorités à lever la tabou public qui recouvrait la question du sexe. Parallèlement aux initiatives publiques, des voix se font entendre dans la population pour réformer les règles très strictes qui frappent la pornographie. Plutôt que continuer à favoriser une industrie du sexe largement criminalisée et liée à la prostitution, il serait temps d’assouplir les règles qui la concernent afin de pouvoir enfin commencer à la contrôler.
Laurent De Sutter

