Vidéo et télévision : gonzos contre Marc Dorcel
Porno : la télévision bande encore...
Tour du monde du cinema porno : la France
Vidéo et tv, les deux font la paire
Seul Canal + dans le PAF accepte encore de produire du porno, et encore : selon John B. Root*, un film X coûtant 100 000 € ne sera produit par la chaîne cryptée qu’à hauteur de 27 000 €.
Malgré le boom d’Internet, le porno fait surtout du fric par la vidéo. Bons capteurs d’audimat pour Canal + depuis 1985 et les chaînes câblées depuis les années 90, 249 films pornos passent chaque mois sur nos petits écrans. 24% d’abonnés cesseraient leur abonnement à la chaîne cryptée si leur film favori n’était plus diffusé. Un certain succès donc, mais un problème demeure : la plupart des chaînes, si elles acceptent de les diffuser, refusent par contre de les produire. Seul Canal + le fait, et encore : selon John B. Root, un film X coûtant 100 000 € ne sera produit par la chaîne cryptée qu’à hauteur de 27 000 €. Les dernières décennies ont donc été celles des sacrifices cinématographiques : décors, lumières, jeu des acteurs et technique ont dû être revus à la baisse afin de faire de l’argent tout en faisant chuter le prix des VHS.
Un seul producteur résiste encore et toujours aux nouvelles tendances gonzos : Marc Dorcel.
Un seul producteur résiste encore et toujours aux nouvelles tendances gonzos : Marc Dorcel. Le plus grand fournisseur français de porno garde une éthique des plus irréprochables. Versions soft et hard d’un même film, actrices sexy, fétichisme de la dentelle et des dessous féminins… Marc Dorcel est le dernier défenseur d’une image de marque porno. Pour combien de temps ?
[Deuxième étape : Pornographie en France : que dit la loi ? >>]
Faris Sanhaji

