Porno en France : le cinéma x français

Le coq a toujours la gaule !

Tour du monde du cinema porno : la France

Révolution dans le porno français ! Depuis l’arrivée d’Internet, l’industrie pornographique est un marché juteux profitable aux producteurs de gonzos et films amateurs. Avec une croissance annuelle de 5%, elle a de quoi détrôner l’indétrônable « film du premier samedi du mois » et ses petits frères du câble. Et jeter définitivement aux oubliettes les films érotiques des cinémas de quartiers, les charmants classiques, aujourd’hui préhistoire du porno français.

Métamorphoses

Le temps du pervers pépère sortant de son sex-shop favori, regard scrutant chaque côté, film X sous le pardessus, c’est bien fini. La pornographie en France a beaucoup changé, et s’est surtout libérée de ses carcans en seulement trente ans d’exhibition. Des cinémas porno qui pullulaient dans Paris, on est passé à une omniprésence sur la télévision et le câble, de plus en plus concurrencés eux-mêmes par l’arrivée d’Internet. Mais le porno a surtout changé de visage : d’une clandestinité tabou, il est passé à un statut (presque) politiquement correct.

Hervé Bolidis : Des gens s'imaginent encore qu'un porno, c'est un livreur de pizza qui sonne et qui va niquer la nana en lingerie fine qui lui ouvre la porte...

Qui aurait pu penser dans les années 70 que les sex-shops aux lumières criardes laisseraient la place à des boutiques aux allures de maisons closes, dominées par Nathalie Rykiel ou Beate Uhse, où l’on achète son sextoy comme au supermarché ?

Le temps du cinéma porno de quartier est donc bien loin. « Des gens s’imaginent encore qu’un porno, c’est un livreur de pizza qui sonne et qui va niquer la nana en lingerie fine qui lui ouvre la porte », note le réalisateur Hervé Bodilis.

Les fantasmes de la soubrette, du joyeux domestique ou du notaire pervers ont disparu des écrans (enfin, en théorie). Les premières icônes du X, comme Brigitte Lahaie, Marylin Jess ou Karin Schubert, se sont toutes reconverties. Même la première d’entre toutes, la fameuse Emmanuelle ou Sylvia Kristel, s’est reclue aux Pays-Bas et tourne pour des réalisateurs indépendants.

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Faris Sanhaji