Porno en Chine : pornographie et communisme
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Tour du monde du cinéma porno : la Chine
Lorsqu’en 1949 les communistes prirent le pouvoir, cette longue tradition fit subitement l’objet d’une interdiction totale, au même titre que la prostitution. C’est ainsi que, de 1949 à 1979, toute référence à la possibilité d’une représentation directe de la sexualité disparaît du monde chinois.
L'interdiction de la pornographie

Le mot de pornographie lui-même n’existait plus. La seule chose qui était dicible à cette époque, c’était simplement que toute représentation d’un corps féminin dénudé au-dessous de la naissance des seins ou au-dessus du genou était illégale.
S’il existait une pornographie à l’époque, elle était donc une affaire d’underground. C’était par exemple le cas d’un roman intitulé Shaonu zhixin (« Le cœur d’une adolescente »), dont les « voyous » se passaient de main en main les rares exemplaires qu’ils copiaient eux-mêmes.
L'ouverture au monde
Mais avec l’arrivée de Deng Xiaoping à la tête du Parti communiste et de l’Etat chinois en 1979, les choses changèrent. Ouverture au monde extérieur et réformes économiques, combinées avec un désir réprimé depuis plusieurs décennies, produirent en Chine une véritable explosion de la pornographie. Cette explosion, cependant, n’apparaissait pas au grand jour : elle était encore largement une affaire d’underground. Mais dans les grandes villes qui s’ouvraient au capitalisme, comme Wuhan, Beijing ou Shenzhen, commençaient à apparaître des canaux semi-publics de commercialisation de produits sexuellement explicites.
Dans d’autres villes où l’ouverture au capitalisme fut poussée à l’extrême, comme Wenzhou, des cassettes vidéo pornos étaient même utilisées en guise de pots-de-vin, voire de commission dans le cadre de transactions commerciales. La plupart de ces cassettes vidéos, toutefois, n’étaient pas tournées en Chine. La plupart du matériel pornographique disponible en Chine à cette époque était copié de bandes importées illégalement de Hongkong.
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Laurent De Sutter


