Tour du monde du cinéma porno
L'Inde
On ne compte pas les clichés qui font la part belle à la sensualité de la culture indienne. Pourtant cet aspect a été depuis longtemps occulté par le colonialisme et l'arrivée de l'Islam. Aujourd'hui, l'Inde tente de s'enhardir, par le cinéma de Bollywood notamment, mais les tabous sont tenaces.
Les pays de l'Est
Bas salaires, autorités complaisantes et libéralisation incontrôlée ont favorisé le développement conjoint de la prostitution et de la pornographie, reléguant les pays de l'est au rang de réservoir à jolies filles pour l'industrie pornographique mondiale. C'est ainsi que certaines des plus jolies filles de l'est sont devenues mondialement connues.
La Chine
En Chine, la pornographie est cantonnée à un cercle underground. Réprimée par le pouvoir communiste, elle ne trouve en effet aucun espace pour s'épanouir et reste essentiel-lement confinée dans les enceintes de lieux fréquentés par des étrangers et à Hong-Kong, la cité qui bénéficie de quelques privilèges historiques.
La Thaïlande
En Thaïlande, la pornographie est un moteur de l'économie par le biais du tourisme sexuel, elle est pourtant villipendée par le pouvoir en place.
Celui ci interdit la diffusion de produits et de films à caractère pornographique. Cela n'empêche pas le développement progressif d'une réelle identité sexuelle qui s'exprime essentiellement dans la vie nocturne.
La Russie
Comme pour les autres pays de l’Est, la chute du rideau de fer sera d’abord en Russie l’occasion d’expérimenter le côté obscur du capitalisme : mafias, prostitution, etc. Certains sauront néanmoins en faire leur parti et imposer dans l’imagerie porno mondiale le caractère incontournable d’un type de beauté slave - beauté que l’enfermement communiste avait rendu invisible. Le raz-de-marée des starlettes venues du froid ne fait que commencer.
La Scandinavie
Plus il fait froid dehors, plus il fait chaud à l’intérieur ? Ce cliché a longtemps accompagné l’imaginaire érotique attaché à la Scandinavie. Mais la vérité est tout autre : c’est celle d’un rapport décomplexé au corps – et d’un rapport protestant au profit. Inventeurs du porno, les Scandinaves restent ainsi, encore aujourd’hui, parmi les plus grands producteurs. Bienvenue sur les terres de Berth Milton Jr., patron de la toute-puissante Private.
L'Angleterre
Au temps où les jeunes Français se trémoussaient encore naïvement sur les tubes yé-yés, les Anglais découvraient les premiers films érotiques. Sans tollé ni censure, les softcore porn movies ont dominé la pornographie anglaise pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui, le porno en Angleterre est partout : Internet, sex-shops, bordels et strip-clubs ont pris le pli, fabriquant des rosbeefs beaucoup plus chauds qu’on ne le croit.
Le Japon
Fétichismes innombrables, perversités sans masque, fantasmes débridés : la culture du porno au Japon ne ressemble à aucune autre. Hardeurs bodybuildés ? Sodomies athlétiques ? Cette esthétique de l’impossible est pour les Américains. Les Japonais, eux, préfèrent une imagerie plus proche du réel – mais un réel devenu cauchemar sadique. Accrochez vos ceintures, on vous emmène faire une balade dans le monde du sexe lunaire : le côté obscur de l’Empire du Soleil Levant.
Les Etats-Unis
Depuis l’an 2000, l’industrie du X US a chaque année, un peu plus dépassé les 10 milliards de dollars de chiffre d’affaire. Le nombre de pervers sur terre augmenterait-il ? Pas du tout. Il se fait juste que le cinéma porno us qui se cachent derrière Hollywood reste le meilleur du monde – et qu’il continue aujourd’hui encore à se réinventer. Aperçu à la vitesse-lumière d’une galaxie X en expansion.
Le monde arabe
Comment envisager une sexualité épanouie dans une région du monde où le mot sexe est synonyme de tabou ? Une culture qui prend appui sur les textes du Coran pour condamner les stigmatiser les plaisirs de la chair ? Petit état des lieux du porno dans le monde arabe.
La France
Révolution dans le cinéma porno français ! Depuis l’arrivée d’Internet, l’industrie pornographique est un marché juteux profitable aux producteurs de gonzos et films amateurs. Avec une croissance annuelle de 5%, elle a de quoi détrôner l’indétrônable « film du premier samedi du mois » et ses petits frères du câble. Et jeter définitivement aux oubliettes les films érotiques des cinémas de quartiers, les charmants classiques, aujourd’hui préhistoire du porno français.













